ce blog est tout vide…bon voila…j’ai quitté ronchonne il y a..je sais plus, un mois et demi, je crois…deux mois? je sais plus trop…J’ai cessé de surveiller le soleil dans sa course…
j’apprends lundi qu’elle a perdu sa tante et je suis envahi par le désir d’etre près d’elle. Elle a déja perdu son grand père et je sais qu’elle doit etre en détresse…ouais c’est ça, le syndrome prince charmant. Alors je pense à elle et puis le soir je l’appelle…on parle pendant deux heures…ça nous appaise vu qu’on a plus de contacts…on se dit au revoir….j’appelle Aurelia qui me console mais je suis mal, ce soir j’ai besoin de ronchonne…je découvre ce sentiment vu qu’en amour je suis un petit bleu…un ptit scout..toujours trop prêt. Aurelia me console, j’aime beaucoup cette personne car elle a un jour versé dans mon coeur les eaux troubles qui habitaient le sien.Aujourd’hui je peux faire de même.
je racroche…je me lève de mon lit…et ronchonne m’a laissé des messages sur msn…
elle plaisante…on badine….on tourne autour du pot puis elle se confie en ligne….elle raconte sa détresse, son analyse de notre échec, son sentiment d’etre étrangère à elle même , de ne plus se comprendre…je lui dis quelques mots qui font mal….des mots que j’avais retenus pendant les derniers mois…elle les accepte car ils sont justes…non empreints de méchanceté, juste justes…sinceres et un peu libérateurs pour moi…
elle avoue penser encore à moi,je lui avoue le même manque…nous savons pourtant que notre histoire n’a plus d’avenir…mais se quitter quand on tient a l’autre est une belle torture et je me dis que dieu a un drôle de sens de l’humour…alors on se détend elle et moi…on recommence à plaisanter…elle me parle de se voir…me tend des perches…ce soir là c’est elle que je veux mais il est tard, minuit déja, elle habite loin…
alors en pleine conversation….je me lève…je regarde autour de moi, j’attrappe ma veste et je me mets à courrir ,j’éteins les lumières, enfin, je crois. j’éteins l’ordi…ronchonne croit me parler, mais je cours dans le couloir et je me retrouve en bas à courrir vers la station de métro….minuit dix…je crois que le dernier métro est déja passé…je descend l’escalier du métro en tâtant mes pôches…ma carte transport a disparu..elle est dans mon autre veste…je chasse le ” c’est un signe ” qui s’impose à moi, sort ma carte bleue, je tape vite, je me presse, le métro est désert, c’est peut etre déja foutu…le ticket tombe je l’attrappe et je cours vers les tourniquets je les passe et je m’élance vers le quai qui heureusement lui, n’est pas désert…une dixaine de personnes attend. Je prends le métro qui arrive en me disant que je suis fou….a chaque annonce des stations je me dis…” tu peux encore descendre…” ou ” ce n’est pas si loin en marchant tu seras chez toi dans 15 minutes…”
j’arrive haletant en bas de l’immeuble de ronchonne…j’aurais pu marcher mais je n’ai fait que courrir…allez savoir…l’ascenceur s’ouvre à son étage…son couloir…sa porte…je frappe…rien…..je refrappe et j’entends bouger, elle vient et ouvre la porte…elle me regarde….elle rit…je fais quelques pas et elle s’approche pour déposer un baiser sur mes lèvreset puis elle me tombe dans les bras et fond en larmes…je la serre comme mon trésor et je pleure aussi…ça dure longtemps…on pleure l’absence de l’autre..on pleure notre manque…on pleure notre échec….on pleure notre joie d’etre là tous les deux….on pleure notre folie…on est jeunes…un peu con…on a peur du destin, de l’avenir…on pleure pour ça aussi.
Elle seche ses larmes, se cache un peu, elle me dit que je suis fou…elle dit des choses…elle voulait que je sois là…je voulais etre avec elle…je lui dit que cette nuit est hors du temps…je lui dit que c’est notre nuit et nous sortons sur sa terrasse…on s’enlance sous les étoiles et je sens à nouveau ses petits baisers dans mon cou.
Je suis resté auprès d’elle cette nuit là…je me suis coulé en elle comme pour panser ses blessures et elle s’est lovée autour de mes hanches pour me garder tout près.cette nuit là je me suis écouté… moi qui laisse passer les choses, moi qui n’ose jamais…moi…j’ai courru vers une pause dans le chagrin, vers un moment magique…et c’était magique…ça l’était vraiment….c’était hors du temps, suspendu, aérien, fragile et intensé..intensé?…je voulais peut etre dire insensé,
c’était nous deux et ça avait un sens…